Troyes, la grande (dés)illusion…

Envolés les grands espoirs portés par l’entrée de l’ESTAC dans le giron du City Group. La faute à un entêtement coupable de maintien à son poste d’un entraîneur qui n’avait pas les épaules pour les championnats de France, L1 et L2 confondues. Son éviction et l’arrivée de David Guion n’auront, pour l’instant, pas suffit à redresser la barre.

Troyes va devoir lutter pour sa survie dans le monde professionnel. Actuellement 16ème à 2 petits points seulement du 1er relégable, Annecy, l’ESTAC marche sur des œufs pour ne pas vivre le cauchemar d’une deuxième relégation consécutive. Comme à l’aller, Le Café Troyen a répondu à nos questions. Bonne lecture la TeamAJA.

TeamAJA : Hello le Café Troyen, comment allez-vous depuis le match aller ?

Le Café Troyen : Autant au match aller, on allait mal. Autant, 25 journées plus tard … on va toujours mal ! On a traité notre verrue qui contaminait le pied de nos joueurs depuis un an. Mais le mal est fait, on garde une cicatrice profonde et on est une nouvelle fois impatients que cette saison se termine. Voir notre club malade comme ça, c’est dur quand on est supporter mais il faut garder un semblant d’optimisme et de dire que la routourne va tourner.

TeamAJA : Quel regard portez-vous sur la saison de l’ESTAC jusque ici ?

Le Café Troyen : « Jusqu’ici tout va bien. L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Comme je viens de le dire plus haut, on attend la fin de la saison en espérant ne pas connaître une 2e relégation consécutive. On a cru qu’après le départ de Kisnorbo et l’intérim flamboyant (niveau compteur) de Diarra, on allait se rapprocher de la 1ere partie du classement mais jamais les joueurs de Guion n’ont réussi à enchaîner les bonnes performances.

TeamAJA : L’arrivée de Guion a t’elle vraiment révolutionné le jeu troyen ?

Le Café Troyen : Oui et non. C’est sûr que dans le jeu, on est plus pragmatique. On est sensé être une équipe qui joue au ballon, on a les joueurs pour mais force est de constater qu’on y arrive pas. Quand on a la balle, on veut construire nos actions en repartant de derrière mais ça ne fonctionne que rarement voire jamais. Là où on est les plus efficaces, c’est sur les attaques rapides avec 3/4 passes maximum avant le frappe. Comparé au coach du début de saison, on se demandait quand on marquerait car ni nos attaques rapides ni nos attaques placées ne faisaient mouche.

TeamAJA : Quels sont les enjeux de cette fin de saison ?

Le Café Troyen : Finir avec un point de plus que 4 équipes de L2. Il reste 24 points à prendre. Le coach a annoncé l’objectif d’avoir 45 points pour se mettre à l’abri … on en est encore loin et derrière, ça ne lâche rien hormis Valenciennes qui semble quand même à la ramasse. Donc il va falloir revenir aux basiques avec des victoires à domiciles (il nous reste 4 matchs) et grappiller des points à l’extérieur.

TeamAJA : Après notre victoire obtenue dans les derniers instants lors du derby, comment appréhendez vous ce nouvel affrontement ?

Le Café Troyen : J’ai le souvenir d’avoir pris la foudre comme jamais. Auxerre devait mener 4 ou 5/0 après 20 minutes et c’est finalement sur un CSC que vous avez marqué. En 2e mi-temps, on avait rééquilibré les choses et réussi à égaliser mais c’était sans compter sur le Kisnorbo Time !

Pour cette rencontre, ça reste un « derby ». Si on jouait le leader, en pleine confiance mais que c’était Angers ou St-É, j’aurais eu très peur. Mais là, ce côté « derby » me laisse imaginer que cette rencontre peut quand même basculer de notre côté même si j’y crois peu. Beaucoup de supporters troyens vont faire le déplacement donc ça prouve que le fracture entre l’équipe et eux n’est pas si grave. Le résultat fera sûrement basculer d’un côté ou de l’autre. La manière surtout. Une branlée à l’Abbé comme on l’a prise à Saint-Etienne ferait très mal.

TeamAJA : Où voyez vous l’AJA la saison prochaine ?

Le Café Troyen : Sûrement à la télé sur Prime. Mais plus au stade de l’Aube, c’est sur. On vous envie tellement. On a connu ça tellement souvent ces descentes assorties de remontées rapides. Alors c’est pas encore fait mais pour avoir vécu ces moments 4/5 fois, on sait que ça sent très bon et que le plus gros du travail est fait. C’est bien pour vous et tant pis pour nous.

Plus de Reims, plus de Auxerre l’année prochaine… on va s’ennuyer. En espérant ne pas avoir un des matchs contre Dijon ou Nancy 🤞🏼

TeamAJA : Quel sera, selon vous, le résultat sur le panneau d’affichage à 22h30 lundi ?

Le Café Troyen : Si les statistiques se confirment, on ne devrait pas perdre à Auxerre. Car jamais depuis l’arrivée de Guion, l’ESTAC n’a enchaîné 2 fois le même résultat. Du coup, en perdant à domicile contre Rodez, j’ai envie de croire que les joueurs se sont mis à l’abri d’une défaite dans l’Yonne.

Donc on va se mouiller et on va partir sur un nul 1/1 avec une ouverture du score troyenne de Saïd et une égalisation de Raveloson.

TeamAJA : Comme vous l’avez souligné, ce match a une saveur particulière, un petit goût de derby que l’on aime tous ici. Mais on va être franc avec vous, vu notre objectif, on espère vivement une victoire à la maison. Elle confirmerait notre place et nous rapprocherait encore un peu plus du saint Graal, la montée directe.

On vous souhaite beaucoup de courage pour cette fin de saison, il n’y a pas si longtemps, on était dans votre situation. Bon match à vous. Le Café Troyen, ainsi qu’à la communauté troyenne.

Article publié le 06 avril 2024

Il est sur la route toutes les journées

Pour cette reprise post trêve internationale, (c’était la dernière youhou !), on retrouve Loic Durand alias Perfettu. Il aborde avec nous la saison de l’ACA.

Bonne lecture la TeamAJA !

TeamAJA : Hello Loïc, comment vas tu depuis ton déplacement icaunais de mi décembre ?

Loïc : Ça va un peu moins bien qu’il y a quelques semaines. A l’époque, on espérait se battre pour les barrages d’accession, mais là, la spirale est négative, donc on regarde plutôt vers le barrage de descente, malheureusement.

TeamAJA : Quel regard portes tu sur la saison de l’ACA jusqu’à aujourd’hui ?

Loïc : Descendre de Ligue 1 en Ligue 2 n’est pas simple. Remonter directement est quasiment impossible, donc on s’attendait à peiner, mais on espérait un maintien le plus rapide possible pour ne pas se faire peur et avoir pourquoi pas un petit quelque chose à jouer à la fin. Mais force est de constater que tout est plutôt décevant.

Faisant les déplacements à l’extérieur, je n’ai pas vu beaucoup de victoires, la dernière remonte à début novembre. A côté, on a longtemps été invaincu à domicile, donc on se rattrapait à ça. Mais là, on commence à perdre chez nous, c’est de plus en plus inquiétant.

Les supporters s’inquiètent aussi sur l’état d’esprit et la gestion des recrues : Bammou, recruté cet été, est parti en janvier, et Chanot, recruté en août, vient de partir. Deux départs inattendus qui interrogent. Donc pour le coup, la saison est très… étrange.

TeamAJA : Qu’est ce que le mercato hivernal a apporté à Ajaccio ?

Loïc : Le mercato nous a surtout apporté Hamza Sakhi et Christopher Ibayi. Le second a rapidement su s’imposer et m’a impressionné : il est à l’aise devant, en pivot, en profondeur et en plus, il est à l’aise devant le but. C’est notre atout numéro 1, clairement. Avec le départ de Chanot, on pourrait voir Escartin en défense centrale contre l’AJA, qui a été prêté par Brest. À voir.

TeamAJA : Est-ce que la bonne forme actuelle a remis l’objectif d’une remontée sur le tapis ?

Loïc : On a pris deux points sur les cinq derniers matchs, pas sûr que l’on puisse parler de bonne forme. Au contraire. Surtout que quelques éléments extra-sportifs sont venus s’immiscer. On se paye une crise au pire moment. Pour contextualiser, Maxime Chanot rentre aux États-Unis, pour signer à Los Angeles, en pleine saison, sans crier gare, un joueur a critiqué l’ambiance et le public en interview, et le coach a soutenu le SC Bastia dans la même interview. Ça fait beaucoup pour les supporters.

TeamAJA : Hamza Sakhi ne jouera pas contre nous, penses-tu que cela va vous handicaper ?

Loïc : On a tous été impressionnés et choqués quand on a vu qu’un joueur de la trempe de Sakhi signait chez nous. Mais il doit encore continuer son intégration et je pense qu’il peut faire mieux, en étant un peu plus décisif offensivement. Mais ne pas pouvoir le faire jouer contre l’AJA va nous être clairement préjudiciable.

TeamAJA : A la veille de nous rencontrer, comment appréhendes tu ce match important pour nos 2 équipes ?

Loïc : Ce match va être très particulier. Le stade risque d’être plein puisque le club organise un événement spécial avec le stade qui est renommé en stade Michel-Moretti, en hommage à l’ancien président, qui a fait passer l’ACA de l’amateurisme au professionnalisme. C’est un match attendu par tous. Les joueurs voudront sans doute reprendre leur destin en main, freiner la spirale négative et faire taire toutes les critiques. Je pense que ça va être à double tranchant : soit on gagne et tout est oublié (ou presque), soit on perd et on s’enfonce un peu plus dans la crise. Je préfère la première option.

TeamAJA : Gauthier Hein sera absent face à vous (3 cartons jaunes en 10 matchs), penses tu que L’AJA sera diminuée et plus facile à manœuvrer ?

Loïc : Je pense qu’il ne faut pas rabaisser l’AJ Auxerre à la qualité d’un seul joueur. L’AJA a un effectif complet, avec des joueurs habituellement sur le banc qui seraient titulaires dans 3/4 des clubs de Ligue 2. Que Hein ne soit pas là, c’est bien pour nous, mais pas question de nous réjouir. Surtout qu’il y a Gaëtan Perrin, qui réussit bien contre l’ACA en général.

TeamAJA : Quel est ton pronostic pour lundi soir ?

Loïc : Allez, je vais être optimiste. Les joueurs acéistes vont sortir un gros match et on va l’emporter 2-0. À l’ours !

TeamAJA : Merci pour tes réponses Loïc. Tu t’imagines bien que l’on voterait tous ici pour le résultat inverse.

Bon match à toi et à toute la communauté ajaccienne.

Article publié le 29 mars 2024

Caen = wake me up* Nico !

(* réveille moi !)

On reçoit de nouveau W(h)AM ! Réponses décalées et humour, tout ce que l’on aime !

Bonne lecture à vous !

TeamAJA : Hello WAM, comment allez-vous depuis le 21 octobre ?

WAM : Très bien, on a juste expliqué à Ali dans quel but il fallait marquer et depuis on marche sur la Ligue 2.

TeamAJA : Le départ de Furlan a eu l’air de soulager les joueurs. Avec un peu de recul, comment analysez-vous la prestation de JMF ?

WAM : On savait bien, depuis son passage chez vous, que Furlan et Malherbe ça matchait pas vraiment…

TeamAJA : Est-ce que Nicolas Seube est l’homme de la situation ?

WAM : Nicolas Seube est l’homme de toutes les situations, depuis toujours. Ou plutôt le surhomme. Le dieu. Le héros.

TeamAJA : Peut-il s’inscrire dans la durée à la tête du SMC ?

WAM : Genre encore plus que les 23 saisons qu’il a déjà passé ici ? Nicolas Seube a un destin à accomplir ici depuis qu’il a traversé la France un jour de mai 2001 au volant de sa Twingo pour nous rejoindre. Il est celui qui va nous ramener en Ligue 1, puis en Europe.

TeamAJA : Vous revenez très fort là où plein d’équipes, dont nous, marquent le pas. Du coup l’ambition est elle aussi revenue du côté de D’Ornano ?

WAM : Notre première ambition était de retrouver de la vraie bière et des frites dignes de ce nom à d’Ornano, mission accomplie. Maintenant si en plus on peut gagner des matchs de temps en temps et jouer la montée c’est cool aussi.

TeamAJA : Nous sommes dans une période difficile comptablement et dans le jeu. Comment voyez-vous l’AJA à la veille de ce match ?

WAM : Franchement, vous êtes une équipe très forte, sur toutes les lignes, Verlaat, Guerreiro, Sylvestre, Cocard, Vahirua, Kalman Kovacs, que des grands. Comment ça ils sont plus là ? Il reste Guy Roux au moins, non ? Bon, en effet vous êtes foutus.

TeamAJA : Au match aller, Nous avions fait match nul 1-1 sans marquer un but, quel est votre pronostic pour samedi ?

WAM : Difficile à dire, on vient de perdre à domicile contre des SDF à qui on va prêter notre stade…mais après une bonne engueulade de notre héros on devrait venir pour vous poutrer salement.

TeamAJA : La poutre ne serait elle pas de la taille d’une écharde ? Vu que l’on a des chaussures, on devrait pouvoir s’en sortir !

Bon match à vous et à la communauté caennaise.

Article publié le 15 mars 2024