Lens, et si…

Et si on finissait par sortir de cette spirale négative ?

Et si l’arrivée de Romain Faivre nous apportait ce côté technique qui nous fait cruellement défaut ?

Et si…

Tant d’interrogations et si peu de certitudes que tout supporter de l’AJA est inquiet en ce début de phase retour.

En plus, nous rencontrons un adversaire en pleine forme, gonflé à bloc par cette place de leader et sa récente qualification pour la suite de la coupe de France.

Pas vraiment de quoi rassurer les supporters que nous sommes. Pour nous permettre d’y voir plus clair, Théo, de Culture Sang et Or, a répondu à nos questions sur le club artésien.

Bonne lecture à tous !

TeamAJA : Hello Culture Sang et Or, on se retrouve pour ce début de phase retour, vous en tête, nous en fin de peloton. Ça fait quoi d’être 1er au classement ?


Culture Sang et Or : Pour l’instant on kiffe, ça ne nous est pas arrivé depuis 21 ans donc on profite de chaque journée de Ligue 1 qui passe avec ce statut. Il est encore tôt pour vraiment croire en nos chances face au PSG. Mais à chaque fois qu’on passe une nouvelle semaine à cette place, l’espoir grandit un petit peu plus.


TeamAJA : Sur qui et/ou quoi va pouvoir s’appuyer Pierre Sage pour conserver cette place de leader ?


Culture Sang et Or : Tout d’abord sur une défense extrêmement solide. Lens est capable de traverser les temps faibles sans encaisser de buts. Pendant longtemps on a fait la différence devant sur les coups de pieds arrêtés, notamment les corners. Là je dirais qu’il y a une vraie force collective qui se dégage de ce groupe, le danger vient de partout.


TeamAJA : Le PSG a été éliminé de la coupe de France, n’y a t’il pas une voie royale pour un éventuel doublé ?


Culture Sang et Or : Ahah c’était drôle de voir les réactions après l’élimination du PSG puisque tous les Marseillais , Lyonnais et Lensois parlaient de voie royale pour la Coupe de France. C’est vrai qu’on a une très belle occasion de la remporter cette année compte tenu du niveau de notre équipe et du tableau des adversaires restants. Par contre par rapport à ce qui a été dit plus haut, parler de doublé serait présomptueux.


Je dirais qu’on a une mentalité de petit poucet. Nous ne sommes pas censé concourir à ce niveau, mais plus longtemps on sera dans la course, plus le doute s’installera chez l’ogre parisien.


TeamAJA : Le mercato est toujours en cours, avez vous des souhaits de renfort pour votre équipe ? (Profil, nom…)


Culture Sang et Or : Pierre Sage a indiqué que, suite à la blessure de Jonathan Gradit, il nous manquait 1 défenseur central dans l’effectif. Ismaëlo Ganiou le remplace à merveille. Mais le coach a indiqué que numériquement, il faudrait recruter pour pouvoir pallier à de nouvelles absences. Ensuite la question se pose pour un piston gauche remplaçant puisque Deiver Machado est parti à Nantes. Le jeune Anthony Bermont peut dépanner mais ce n’est pas son poste de prédilection, et Joanner Chavez, dont c’est le poste, est blessé depuis 1 an.


TeamAJA : Qui pourrait être les hommes forts lensois face à nous ? Est-ce que votre coach adapte son jeu et son système à l’adversaire ? Quel pourrait être le 11 aligné samedi ?


Culture Sang et Or : On s’appuie plutôt sur un collectif, chacun brille à tour de rôle. Mais Mathieu Udol et Wesley Saïd ont pas mal brillé depuis décembre. Odsonne Edouard est forfait pour ce match donc le jeune Rayan Fofana devrait jouer en pointe.


Pour le reste on devrait avoir notre 11 classique c’est à dire Risser dans les buts, une défense à trois composée de Ganiou Baidoo et Sarr. Udol en piston gauche et Aguilar qui retrouve une place de titulaire à droite. Au milieu, il y a un doute sur celui qui accompagnera Thomasson. Sangaré est son compère habituel mais il revient tout juste de la CAN, pendant laquelle Bulatovic avait pris sa place.
Enfin, les deux milieux offensifs derrière Fofana seront Saïd et Thauvin.


Donc non, Pierre Sage n’adaptera pas son système pour ce match, il ne le fait jamais. Mais on peut être certain qu’il aura prévu quelques animations en fonction de ce que propose l’AJA d’habitude.


TeamAJA : Auxerre est comme un animal blessé actuellement, craignez vous un sursaut face à vous ?


Culture Sang et Or : Je trouve qu’Auxerre a été très mal payé pendant une longue période. Puis les mauvais résultats ont généré une perte de confiance et des mauvais contenus, et depuis vous avez retrouvé un peu de couleurs mais comme tu dis vous êtes une bête blessée. Je crains cette équipe tout court qui a des joueurs très forts dans le duel et capables de faire des différences comme Namaso et Sinayoko. De base, je trouve aussi que Danois et Akpa sont des excellents joueurs même si ce dernier semble vivre une saison difficile. Aussi, le petit Sy en latéral droit est super intéressant!


Donc au delà du sursaut d’orgueil, je pense qu’Auxerre peut nous poser des problèmes.


TeamAJA : Quel serait votre scénario idéal pour cette rencontre ainsi que votre pronostic ?


Culture Sang et Or : En scénario idéal un but dans les 20 premières minutes et le break à la mi temps pour pouvoir gérer ensuite. En réalité, je pense qu’on va devoir batailler pour arracher un résultat. Je mise sur une victoire 2-1.


TeamAJA : Je pense que l’on n’est pas assez armé pour refaire le match de la saison dernière. Si déjà on revient avec 1 point, cela tiendra du miracle.

Encore merci pour ta participation Théo, bon match à toi, à toute l’équipe de Culture Sang et Or, ainsi qu’à la communauté lensoise.

Bon match la TeamAJA !

Et rappelons nous que l’AJA est bâtie sur pierre et qu’elle ne périra pas !

Tous ensemble faisons bloc derrière notre équipe !

Article publié le 17 janvier 2026

Metz, vae victis *

Qui aurait pensé que ce match pouvait déjà être crucial pour les deux formations à ce moment de la saison ?

Metz a un avantage sur nous, sans parler du nombre de points, ils ont appris qu’ils pouvaient gagner. Et ça, ça n’a pas de prix !

Ce match est aussi un moment de retrouvailles avec notre « presque » prix Puskas, chouchou de l’Abbé-Deschamps, je veux bien sûr parler de Gauthier « Gotcho » (Goatcho ?) Hein !! Espérons qu’il ne soit pas trop en forme contre nous…

Pour nous éclairer sur le FC Metz et la rencontre à venir, Team Grenat a eu la gentillesse de répondre à nos questions.

Bonne lecture TeamAJA !

TeamAJA : Hello Team Grenat, pouvez-vous présenter votre travail sur les réseaux sociaux ainsi que votre équipe ?


Team Grenat : Hello ! Team Grenat, c’est avant tout l’histoire de deux amis d’enfance. Adolescents et passionnés par le FC Metz depuis le début des années 2010 (une période pourtant loin d’être la plus simple pour le club…) nous avons décidé, un peu par hasard, de créer un compte Twitter pour partager l’actualité de notre équipe favorite.
Au fil du temps, nous nous sommes pris au jeu. Plus les mois passaient, plus nous réalisions à quel point nous aimions produire du contenu et échanger avec la communauté messine, qui est vraiment extraordinaire.


Aujourd’hui, cela fait déjà 10 ans que nous gérons ce compte au quotidien. Même devenus jeunes adultes et salariés, notre passion n’a pas faibli. Dès que nous avons touché nos premiers salaires, nous nous sommes d’ailleurs abonnés au stade : pour nous, c’était une évidence, le premier investissement à faire !
10 ans plus tard, c’est toujours un vrai plaisir de commenter et de relayer chaque jour l’actualité du FC Metz.


TeamAJA : Je profite de cette question pour vous féliciter pour l’accession en ligue 1 après les matchs face à Reims, comment avez vous vécu les play-offs et les barrages ?


Team Grenat : Merci tout d’abord pour vos félicitations. Il faut dire que la saison passée a été assez incroyable à vivre pour nous, supporters. Le club a opéré un virage à 180 degrés en recrutant Stéphane Le Mignan : un entraîneur reconnu pour sa philosophie de jeu, mais qui manquait d’expérience au très haut niveau. La mayonnaise a rapidement pris, et malgré une concurrence féroce en Ligue 2 (un Paris FC boosté par un nouvel actionnaire, Lorient soutenu par Bournemouth et capable de conserver l’essentiel de son effectif de L1, la surprise Dunkerque, sans oublier les habitués du haut de tableau) l’équipe a alterné le très bon et le moins bon. Metz n’est jamais vraiment parvenu à s’installer durablement dans les deux premières places, même si certains matchs ont été enthousiasmants et ont révélé un jeu d’une qualité rarement vue chez nous. Malheureusement, à partir d’avril, l’équipe s’est effondrée et a laissé filer des points précieux dans le money time, compromettant toute chance de montée directe.


Malgré cela, les joueurs ont su se remobiliser. D’abord lors d’un play-off extrêmement laborieux contre Dunkerque, remporté presque miraculeusement grâce à un but contre son camp totalement improbable dans le temps additionnel. Ce succès arraché a libéré les têtes et relancé une dynamique positive avant le barrage contre Reims, qui restera dans toutes les mémoires.
Les prolongations ont été arrachées par Udol, enfant du club, capitaine, buteur à l’aller comme au retour. Alpha Touré, pur produit de Génération Foot au Sénégal, a ensuite inscrit un but décisif. Et pour conclure cette saison folle, Gauthier Hein, l’enfant du pays revenu pour faire remonter Metz, a signé un véritable chef-d’œuvre. Un but d’anthologie qui a scellé la montée et couronné cette aventure.
Le sentiment était indescriptible : une joie immense, presque irréelle. Nous avons connu d’autres montées, mais aussi palpitante que celle-ci… honnêtement, je ne crois pas !


TeamAJA : Après un début de saison très difficile, votre équipe semble retrouver des couleurs, vous attendiez vous à ce genre de début d’exercice ?


Team Grenat : Le début de saison a été un véritable cauchemar, presque difficilement croyable. La préparation s’est révélée très compliquée, avec des signes inquiétants dès le départ : 3 buts encaissés contre une équipe de N2 et une défaite 8-0 à Hoffenheim pour conclure la pré-saison.


Ces difficultés étaient en grande partie liées au mercato. Nos joueurs ont été très sollicités (certains titulaires recevant même des offres le jour du match contre le Paris FC le 31 août !) ce qui a perturbé leur sérénité. À cela s’ajoutaient des recrutements tardifs de cadres comme Habib Diallo ou Terry Yegbe, arrivés dans les toutes dernières heures. Malgré tout, on voyait parfois des séquences de jeu intéressantes, mais trop rares pour rassurer.


Au fil des défaites, ces lueurs d’espoir se sont faites de plus en plus rares. Après le double revers très lourd à Toulouse (4-0) puis à Lille (6-1), on a fini par se demander si cette équipe serait capable de gagner un match de Ligue 1 un jour.


Le tournant est survenu lors du match contre Lens en octobre. De manière inexplicable, l’équipe s’impose 2-0 après une rencontre parfaitement maîtrisée. Ce succès a changé quelque chose dans les têtes. Depuis, même avec quelques défaites, on sent que l’équipe progresse et commence à comprendre les exigences de la Ligue 1.


Tout n’est pas encore parfait, mais le groupe est désormais à la bagarre. Pour nous, supporters, cette période a été infernale… et honnêtement, nous ne la souhaiterions à personne d’autre.


TeamAJA : Votre coach, Stéphane Le Migan, est arrivé l’année de la descente, pouvez-vous nous parler de lui, de ses principes de jeu, de son système préféré ?


Team Grenat : Stéphane Le Mignan dirige le club depuis un an et demi, avec une idée directrice toujours claire : tout obtenir par le jeu. C’est un entraîneur aux méthodes modernes, privilégiant les relances courtes, des schémas de possession dès la sortie de balle et une grande flexibilité tactique. Comme il le rappelle souvent en conférence de presse, dans le football de haut niveau, une équipe ne peut pas gagner si elle adopte le même dispositif avec et sans le ballon.


Son jeu repose donc avant tout sur la maîtrise de la possession. Le système varie généralement d’un match à l’autre, en fonction de l’adversaire. Cette saison, nous l’avons surtout vu évoluer en 4-2-3-1 ou en 5-3-2, mais tout reste très théorique : dans l’animation, le positionnement des joueurs change presque à chaque rencontre.


Quant à l’homme, il incarne parfaitement l’ADN du FC Metz : humble, travailleur et audacieux, n’hésitant jamais à tenter de nouvelles choses. Le début de saison a été compliqué, et nous étions parmi les premiers à douter de sa capacité à impulser un vrai renouveau, allant même jusqu’à demander sa démission. Il nous a donné tort, à notre plus grand bonheur. Aujourd’hui, nous sommes tous derrière lui pour atteindre ensemble l’objectif du maintien.


TeamAJA : Vous avez dans vos rangs, un joueur qui a énormément (le mot est faible) marqué l’AJA de son empreinte lors de son passage chez nous, Gauthier « Gotcho » Hein. Quel est son importance au sein de l’effectif messin ? Fait il parti des hommes forts actuellement ?


Team Grenat : Gauthier Hein est clairement le facteur X du FC Metz et un joueur exceptionnel. Ce n’est pas nous qui allons vous l’apprendre !
Avant son affirmation en Ligue 1, certains doutaient de sa capacité à s’imposer au plus haut niveau, mais force est de constater que, pour l’instant, c’est une réussite totale.


Cet été, il a encore pris plus de responsabilités en endossant le brassard de capitaine, un rôle qu’il assume pleinement, même si, au début, il a connu des difficultés à l’image de l’équipe. Aujourd’hui, son importance est immense, tant sur le terrain que symboliquement. Quitter Auxerre, alors promu, pour revenir à Metz, relégué et sortant d’une saison catastrophique sous Bölöni marquée par une relégation traumatisante, a définitivement conquis le cœur des supporters.


On peut sans hésiter dire que Gauthier Hein est le véritable patron de cette jeune équipe.


TeamAJA : Sur quel 11 votre coach va t’il s’appuyer face à nous dimanche ?


Team Grenat : Même si l’équipe reste sur deux défaites, tout n’est pas à jeter, surtout face à Rennes où nous avons été très mal payés : nous avons vraiment mis cette équipe rennaise en difficulté.


Je pense que Stéphane Le Mignan continuera dans la même logique et s’appuiera sur la majorité des mêmes joueurs, d’autant plus que le retour d’Habib Diallo est attendu. Cheikh Sabaly, en revanche, reste incertain.
Si je devais pronostiquer un onze de départ en supposant que Sabaly soit disponible, voici ce que je verrais :
Fischer – Kouao, Gbamin, Yegbe, Colin, Tsitaishvili – Deminguet, Touré, Hein – Sabaly, Diallo


TeamAJA : Quand on vous parle de l’AJA, quelle image renvoie le club pour vous ? Quel est votre premier souvenir de l’AJA ?


Team Grenat : L’AJA est incontestablement un club mythique du football français. Impossible d’oublier l’époque de joueurs comme Dennis Oliech, Benoît Pedretti ou encore Valter Birsa.


À Metz, on a une vraie affection pour Auxerre : c’est un club qui partage des valeurs proches des nôtres, et qui, sportivement, évolue souvent dans la même cour.


Mon premier grand souvenir en tant que spectateur avec l’AJA, c’est ce match de Ligue des Champions face au Real Madrid, à l’époque du grand Auxerre. C’était incroyable de voir un club représentant une ville de cette taille atteindre un tel niveau.


TeamAJA : Dimanche, c’est un fameux match à 6 pts. Un match, même s’il en reste beaucoup ensuite, qui peut conditionner une saison. Quel scénario serait pour vous idéal ? Et donc quel est votre pronostic ?


Team Grenat : Le match promet d’être intense, donc pour nous, le scénario idéal serait de prendre directement le contrôle du jeu, comme on aime le faire, en imposant notre rythme. Évidemment, marquer rapidement serait un vrai plus, car Auxerre traverse une période de doute, et un but tôt dans le match pourrait vraiment les déstabiliser.


Mon pronostic : 2-0 pour Metz !


TeamAJA : Nos joueurs sont en mission, étape par étape, mais ils ont le mors aux dents. On a appris à ne pas perdre, on a appris où se trouver le chemin des filets, j’espère que l’on va réapprendre à gagner !

Ce match couperet promet, en tous cas, d’être des plus intéressants !

Bon match à vous ainsi qu’à la communauté messine, bon match la TeamAJA !

Vae Victis = malheur au vaincu *

Article publié le 06 décembre 2025

Paris FC, les retrouvailles !

Le Paris FC retrouve la Ligue 1 après une parenthèse de 46 ans ! 2ème Club de la capitale, de grands investisseurs se sont penchés sur son berceau, le plus prestigieux d’entre eux étant la famille Arnault, les propriétaires de LVMH.

Côté sportif, le PFC pointe à la 12ème place, à 6 longueurs devant nous et reste sur 2 défaites de suite. Ils voudront à coup sûr inverser cette tendance face à nous.

Et nous justement, comment avons-nous digéré ce nul frustrant face à un Lyon diminué et à notre portée ?

Avec l’absence annoncée de Elisha Owusu, le coach semble vouloir reconduire le 11 de la semaine dernière.

Allons nous enfin enchaîner un deuxième résultat positif de suite ? La mission s’annonce ardue mais pas impossible !

Passion ParisFC a répondu à nos questions sur cette rencontre.

Bonne lecture la TeamAJA !!

TeamAJA : Passion ParisFC, tout d’abord bienvenue en L1 ! Comment as-tu vécu cette montée ?


PPFC : La montée, c’était un moment exceptionnel. Ça faisait plusieurs années que le club était proche de monter, avec parfois de grosses désillusions. La montée a été comme une libération. Quasiment personne n’avait connu le club en Ligue 1 !
À titre personnel, j’ai effectué le déplacement en bus à Martigues (match de la montée). On a bien célébré. Je me souviendrai toute ma vie de ce déplacement, c’était incroyable.
On a même pu fêter la montée avec un bel envahissement de terrain lors de la dernière journée à Charléty.


TeamAJA : Quel est ton regard sur le changement de dimension de ton club avec l’arrivée, entre autre, de la famille Arnault ?


PPFC : Avec les Arnault à la tête du club, on ne peut que s’enthousiasmer à l’idée du futur. L’objectif est d’aller régulièrement en Europe dans les prochaines années donc ça donne envie.
Il y a bien sûr toujours une crainte de perdre l’identité du club, son aspect plus populaire, la proximité du public avec les joueurs, son authenticité. Je fais confiance aux propriétaires, qui généralement réussissent dans ce qu’ils entreprennent, pour préserver l’ADN du club.


TeamAJA : Quels sont les objectifs de cette 1ère saison dans l’élite ? Est tu globalement satisfait du mercato ?


PPFC : L’objectif de la saison est d’assurer un maintien tranquille, autour de la 10e place. Le mercato est plutôt raté je trouve, surtout quand on sait qu’on a dépensé 50 millions. La seule bonne recrue est Lees-Melou. Simon a marqué à plusieurs reprises mais est souvent décevant.
Défensivement, Otavio ne satisfait pas. Sangui et Hamari Traoré sont trop souvent blessés.
Il nous manque un véritable buteur : Geubbels manque d’efficacité et Krasso est un peu limite pour la Ligue 1. Heureusement, les joueurs qui étaient en Ligue 2 assurent, à l’image de Kebbal qui fait un début de saison extraordinaire.


TeamAJA : Quel est le système privilégié de votre coach ? Sur quels hommes en forme peut il s’appuyer ?


PPFC : Le coach privilégie généralement un 4-3-3. Le seul joueur véritablement en forme est Kebbal. On reste sur deux défaites donc c’est difficile d’en trouver un autre en forme. Marchetti avait réalisé un bon match face à Lille avant de concéder un pénalty et avant la balle mal renvoyée sur le 3e but lillois.


TeamAJA : Comment vois-tu l’AJAuxerre ? Quels sont tes premiers souvenirs lorsque l’on évoque notre club ?


PPFC : L’AJ Auxerre est un club historique du football français. De ce que je sais, l’ambiance est bonne à l’Abbé Deschamps. Quand je pense à Auxerre, je pense forcément à Guy Roux !


TeamAJA : Estimes tu que l’AJA est mal payée sur ce 1er tiers de saison ?


PPFC : Auxerre est en grande difficulté cette saison mais n’est pas largué. J’ai trop peu vu jouer l’équipe pour savoir si c’est mal payé.


TeamAJA : tu devais écrire un résumé du match de samedi, en te projetant bien sûr, quel serait il ? Un pronostic ?


PPFC : Je vois un PFC motivé et revanchard devant son public après les deux défaites d’affilé. Auxerre ne devrait rien lâcher non plus donc ça sera serré.
Je vois quand même Paris avoir la possession et maîtriser, sans pour autant se procurer beaucoup d’occasions.
Si je dois faire un pronostic, je dirais 2-0 pour le PFC, avec des buts de Kebbal et Krasso.


TeamAJA : On espère enfin un réveil auxerrois, bien que cela sera compliqué à l’extérieur. Nous, tout ce que l’on veut, ce sont des points, même un !

Bon match à toi ainsi qu’à la communauté parisienne. Bon match la TeamAJA !

Article publié le 29 novembre 2025

Face à Lyon, ne pas se rater

Critique ? Pas encore…

Inconfortable ? Totalement !

Voilà comment nous pourrions résumer rapidement notre 18ème place actuelle. Celle qui, si elle venait à perdurer, nous renverrait prestement à l’étage inférieur.

Après une bonne nouvelle dans le brouillard icaunais, le club a passé sans encombre la DNCG, l’AJA cherche toujours l’éclaircie qui nous ferait enfin prendre des points.

Côté infirmerie, comme après chaque trêve internationale, on a refait le plein. Donc ce sont les joueurs présents qui vont devoir aller chercher les ressources mentales nécessaires pour se donner un peu d’air. Et surtout raviver la flamme de l’espérance pour tout le monde, joueurs, staff, board et nous supporters.

Dans cette situation qui est la nôtre, comment ne pas faire l’analogie avec ce qu’il s’est passé il y a 3 ans déjà ? Comment ne pas y voir un signe du destin qui s’est montré particulièrement capricieux avec nous depuis le début de saison ?

Avec David Hernandez, du média Olympique-et-Lyonnais, nous avons pu évoquer ce doux souvenir (pour nous) et parler de l’OL et de son actualité.

Bonne lecture la TeamAJA !

TeamAJA : Hello David Hernandez, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?


DH : Salut la team, je suis journaliste sportif depuis dix ans désormais et j’officie sur le site indépendant Olympique-et-Lyonnais depuis trois ans et demi. Comme son nom l’indique, on traite de l’actualité de l’OL quotidiennement.


TeamAJA : Lyon pointe actuellement à la 7ème place, est-ce en deçà des attentes du club ? Quel est l’objectif prioritaire envisagé pour cette saison ?


DH : Il ne faut pas oublier que le club revient presque d’entre les morts après le début d’été chaotique avec la relégation en Ligue 2 prononcée. Donc c’est déjà un petit miracle et une petite victoire d’être là. Après, le championnat est tellement serré que la position ne veut pas forcément dire grand chose. L’OL reste à deux points de la 4e place donc ça reste plus que correct et toujours dans les objectifs du club qui vise une place européenne.


TeamAJA : Alors que le début de saison a été plus qu’honorable, l’OL semble en difficulté depuis début octobre, surtout en championnat. A quoi cela serait dû d’après vous ?


DH : Sans dire que l’équipe sur-performait sur le début de saison, il reste un peu au-dessus des attentes. Même la direction ne s’attendait pas à un tel départ. Seulement, la fatigue s’est logiquement fait sentir sur les derniers matchs avec un groupe restreint et certains cadres comme Tolisso ou Mata qui commençaient à tirer la langue. Après si l’on regarde les matchs entre les deux trêves, il y a des matchs que l’OL ne doit jamais perdre que ce soit à Nice ou au Paris FC, avec un peu plus de concentration. Mais c’est sûr qu’il y a du moins bien niveau comptable, mais dans le jeu, ça reste assez agréable à voir, avec les moyens du bord.


TeamAJA : Votre entraîneur, Paulo Fonsceca, a encore 2 matchs à purger dans les tribunes, pensez-vous que cela ait été préjudiciable pour l’équipe et le déroulement des matchs ?


DH : Préjudiciable, je ne sais pas car les lectures de matchs sont assez compliquées depuis son arrivée et même quand il est sur le banc en Ligue Europa. Il est presque parfait en ce qui concerne la préparation des matchs, mais son coaching en cours de rencontre est souvent pointé du doigt avec des mauvais choix ou trop tardifs. Mais, déjà de pouvoir être dans les vestiaires depuis quelques matchs a permis aux joueurs d’être moins « seuls » si on peut dire.


TeamAJA : Il y a 3 ans, ce n’est peut-être pas un bon souvenir pour vous, Lyon s’était présenté à l’Abbé Deschamps, face à une équipe au fond du trou, où nous avions fini par l’emporter 2-1. Le parallèle est facile avec la rencontre de dimanche. Mais pensez-vous que ce scénario puisse se reproduire ? Quel système pourrait utiliser votre coach pour contrer le jeu auxerrois ?


DH : Dans le foot, on ne peut jurer de rien donc avec une équipe au pied du mur et qui aura certainement faim après deux semaines de trêve, l’OL va devoir être dans son match. Après, il reste quatre matchs et vu les points laissés en route contre le Paris FC, Brest ou encore Toulouse, la formation lyonnaise ne peut se permettre de faillir encore. Donc je pense que le discours de Fonseca va être être assez offensif, d’autant plus que les retours de trêve ne réussissent pas souvent à l’OL. Au niveau du système, je ne pense pas qu’il y aura de grosses surprises avec un 4-2-3-1.


TeamAJA : Qui sont les hommes en forme du côté rhodanien ? Quel onze peut-être envisagé ?


DH : Sans trahir de secrets, la bonne passe lyonnaise tient au fait que les cadres comme Tolisso, Mata et Niakhaté tiennent la baraque. Mais, il y a aussi de bonnes surprises comme Morton, qui sera suspendu dimanche, et le petit Afonso Moreira qui profite de l’absence de Malick Fofana depuis quelques matchs. Avec Sulc, il devrait être l’un des dangers offensifs sur lesquels Auxerre devra se méfier.


Pour le onze, il y a quelques incertitudes puisque Tagliafico et Morton sont suspendus et Tessmann est rentré tard de sélection. Donc il pourrait y avoir pas mal de changements. Par rapport au PSG, Abner, Tolisso et Sulc devraient retrouver le onze.


TeamAJA : Quel regard portez-vous sur l’AJA de cette saison ? Plus intimement, quels souvenirs vous reviennent quand on évoque le club ?


DH : Pour avoir suivi un peu de loin votre été, je me disais qu’avec les pertes de joueurs comme Perrin, Jubal, ça faisait deux gros joueurs en moins. Mais la philosophie de Pélissier avait de quoi poursuivre sur la saison passée. J’ai regardé les matchs contre Monaco ou l’OM et il peut y avoir des regrets et des résultats qui auraient pu faire du bien au moral même sans parler de victoire.


Je suis de la génération 91 donc forcément les gros souvenirs de l’AJA sont au début des années 2000. Il y a logiquement l’équipe composée des Cissé, Méxès, Fadiga, Kapo et ce maillot mythique « Playstation 2 » en Ligue des champions. Mais de base, c’est avant tout parce que j’étais en primaire avec la fille d’un de vos très célèbres directeurs de centre (Bernard David) et étant déjà mordu de foot à l’époque, je suivais les résultats du club et de votre réserve au moment de leur départ vers la Bourgogne !


TeamAJA : Si vous pouviez écrire le scénario du match, quel serait il ? Votre pronostic ?


DH : Je vois une équipe de l’AJA qui va chercher à se rassurer défensivement vu la situation mais pas forcément en fermant complètement le jeu. Il y aura de la transition rapide qui pourrait faire mal à l’OL. Mais je vois une victoire lyonnaise 2-0.

Mais j’espère que derrière Auxerre assurera son maintien !

TeamAJA : Merci pour ce message d’encouragements. Nous aussi nous aimerions que notre club se maintienne !

Pour ça, il faudra faire un résultat et marquer des points, en désaccord avec votre scénario du coup.

Quoiqu’il en soit, on espère voir du football dimanche après-midi !

Merci beaucoup pour vos réponses, bon match à vous ainsi qu’à la communauté lyonnaise.

Bon match la TeamAJA !

Vae Victis (surtout pour nous)

Article publié le 22 novembre 2025

Angers, point de bascule ?

Nous y voilà. Ce que nous redoutions tous a fini par arriver. Nous sommes derniers de Ligue 1 après 11 journées de championnat.

Après 2 matchs sans envie affichée, celui contre l’OM a au moins eu le bénéfice, au-delà de la défaite, de nous montrer un visage plus en rapport avec les attentes des supporters.

Les joueurs ont répondu présents dans la mentalité sur le terrain, répondant ainsi ce que demandait Christophe Pélissier. Le coach fait l’unanimité derrière lui du côté du vestiaire donc, des supporters mais quid du club ?

La presse, contrairement à quand tout va bien, a fait ses choux gras des rumeurs de dissension au sein du club, alimentant l’incrédulité des uns, la peur des autres.

La rencontre de demain est donc (encore/déjà ?) décisive. Non pas comptablement au classement (bien que cela commencerait à être compliqué) mais concernant notre maintien dans l’élite.

Un maintien sans le coach paraît tellement hypothétique tant les faiblesses affichées de l’effectif sont criantes. Quel remplaçant pourrait faire mieux ? Personnellement, je n’en vois pas.

Allons nous avoir les premiers éléments de réponse demain ? Nous l’espérons tous.

Pour nous parler de notre adversaire, SCO_1919 a pris le temps de répondre à nos questions.

Bonne lecture la TeamAJA !

TeamAJA : Hello SCO_1919, comment allez-vous depuis la saison dernière ? Comment l’avez-vous vécue ?


SCO_1919 : Salut la TeamAJA89 !
Ça va très bien merci. On se retrouve en Ligue 1, donc forcément la vie est belle. La saison dernière a été tendue, comme on pouvait s’y attendre, mais l’équipe nous a donné le sentiment assez de tôt que le maintien restait accessible. On était plutôt sereins en début d’année, même si on s’est fait peur sur la fin avec une période de stagnation.
Il a fallu un déplacement mémorable chez nos voisins nantais, avec une colonie angevine particulièrement bruyante, pour aller chercher cette victoire décisive et valider notre maintien dans une immense joie.


TeamAJA : Que vous inspire le mercato estival ? Et que penser du départ d’Esteban Lepaul à Rennes ?


SCO_1919 : Ça a été un mercato difficile, typique des clubs de notre rang malheureusement. Tout avait pourtant bien commencé avec les arrivées de Koffi et Mouton… puis plus rien. Tout s’est retrouvé bloqué dans l’attente de possibles ventes, notamment celles de Fofana et Himad Abdelli.


Abdelli, opéré du dos, n’a finalement pas trouvé d’accord (entre désintérêt pour certaines offres de clubs et exigences peut-être trop élevées du SCO), et est donc resté. C’est presque une recrue à lui seul, même s’il vient de refuser de prolonger et qu’un départ libre en fin de saison semble inévitable.


Pour Fofana, même problème : tant qu’il n’était pas parti, les finances ne suivaient pas pour la suite du mercato. Finalement, sous pression de la DNCG, il est transféré « gratuitement » en Turquie, mais avec une clause de 50% à la revente. Sachant la réputation du club en question (joueurs libérés pour défaut de paiement des salaires…), disons que… on espère que tout se passera bien.


Le départ de Lepaul, en revanche, a été un vrai traumatisme. Très vite adoré des supporters pour sa combativité, sa vision du jeu et sa capacité à marquer, il était devenu la tête d’affiche du projet : Dujeux avait construit sa préparation autour de lui, la communication du club tournait autour de sa figure, et lui-même affichait une ambition claire pour la saison.
Et puis, pendant que tout cela se disait publiquement, il assistait à des matchs au Roazhon Park et discutait avec Rennes depuis le début de l’été…

Son départ a donc laissé beaucoup d’amertume, que les résultats ne suffisent pas encore à effacer.
La bonne surprise est venue après le mercato, avec l’arrivée de Sbaï, dont la justesse technique nous fait énormément de bien et enrichit les options du coach.


TeamAJA : Alexandre Dujeux commence sa troisième saison : quel regard portez-vous sur lui ? Et son système préféré ?


SCO_1919 : C’est vraiment un pilier. L’homme de la situation. Il incarne ce que le SCO représente aujourd’hui, un niveau (la Ligue 1) auquel rien dans notre contexte ne nous prédestine. Son calme, sa lucidité, son discours rappellent l’ère Stéphane Moulin, et ça compte beaucoup ici.


Concernant le système, je ne pense pas qu’il ait un schéma figé. Il s’adapte avant tout à son groupe et à la dynamique du moment. Actuellement, on s’oriente vers un 4-5-1 modulable en 4-3-3 selon la position et le profil des ailiers.


TeamAJA : Quel onze pourrait être aligné dimanche ? Forces et faiblesses de votre équipe ?


SCO_1919 : On devrait retrouver une équipe proche de celles des deux dernières journées. Quelques ajustements possibles sur les latéraux, sur les ailes et en pointe, avec l’alternance entre Peter et Chérif.


Nos forces se situent clairement au milieu : dense, travailleur, technique. La charnière centrale est également solide.


Les faiblesses ? Les latéraux, dont les prestations manquent parfois de régularité, et l’attaque, encore très jeune. Les garçons ont beaucoup de talent et d’envie, mais se frotter à des défenses de Ligue 1 à 18 ans, ce n’est pas simple.


TeamAJA : Comment percevez-vous les supporters auxerrois ?


SCO_1919 : Franchement, rien de négatif à dire sur la communauté auxerroise. Respectueuse, présente et passionnée.

TeamAJA : Auxerre est en difficulté après 11 journées : est-elle mal payée ou à sa place ?


SCO_1919 : Je trouve qu’Auxerre n’a pas perdu son identité ni son fond de jeu. Mais le football se joue parfois à peu de choses : manque de réussite, blessures, détails, spirale négative…
Pour moi, l’AJA n’est pas à sa place. Et je ne m’attends pas du tout à un match facile dimanche. Je me méfie énormément de ce groupe, le réveil auxerrois arrivera tôt ou tard.


TeamAJA : Quel joueur de l’AJA pourrait être particulièrement surveillé par votre staff ?


SCO_1919 : Je ne pense pas qu’il y ait un plan ciblé sur un joueur. Dujeux travaille surtout pour contrer un plan de jeu, des circuits, des zones, plus que des individualités. Et bien sûr, il cherche à faire exister notre propre animation avant tout.


TeamAJA : Dans un monde idéal, quel serait le scénario dimanche ? Votre pronostic ?


SCO_1919 : Nous jouons dans le même championnat, donc c’est un match très important pour nous. Pas pour “enfoncer” Auxerre, mais pour capitaliser contre un concurrent direct.
Le scénario idéal : un match maîtrisé, une victoire 2-0 pour le SCO.


TeamAJA : Nous concernant, c’est surtout ne pas perdre, arrêter l’hémorragie et sortir de cette spirale négative. Donc on aimerait pouvoir à minima se contenter d’un nul.

Merci pour tes réponses, bon match à toi ainsi qu’à la communauté angevine.

Bon match la TeamAJA 💙🤍

(Pensez à prier qui vous voulez pour demain, on prend tous les soutiens possibles 😅)

Article publié le 08 novembre 2025